Ségolène Royal veut interdire l’importation du gaz de schiste

Après l’interdiction de l’extraction du gaz de schiste en France, Ségolène royal cherche à en interdire l’importation.

Pour la ministre de l’écologie Ségolène Royal, c’est clair, les énergies fossiles appartiennent au passé. Cela s’inscrit tout à fait dans l’esprit de la loi du 13 juillet 2011 qui interdit l’extraction du gaz de schiste sur le sol français.

Mais Ségolène Royal veut aller plus loin. Elle a affirmé cette semaine qu’elle allait « examiner juridiquement la façon dont nous pouvons interdire l’importation de gaz de schiste ». Cette déclaration faisait suite à une question posée par Cécile Duflot, la députée écologiste et ancien ministre dans le gouvernement Ayrault, à propos des contrats que le groupe français Engie (anciennement GDF Suef) à signé avec l’entreprise américaine Cheniere. Ceci ouvrant la voie à la livraison de gaz de schiste américain en France.

Ségolène Royal

Crédit : Patrick Swirc

Reste que la loi actuelle interdit bien l’extraction du gaz de schiste en France. Mais elle ne statue pas sur une éventuelle interdiction de son importation en France. D’autant que le gaz de schiste américain est actuellement vendus à des prix très bas, ce qui est favorable aux entreprises qui vendent du gaz en France. Ceci se traduit, certes dans une moindre mesure, sur le montant des factures des particuliers.

Bien que la fracturation hydraulique ait été interdite en France, celle-ci est actuellement largement exploitée aux États-Unis. Ce pays est devenu dès 2011, le premier producteur mondial de gaz, avant de devenir le premier producteur de pétrole en 2014. Mais cette exploitation effrénée est largement critiquée pour ses effets dévastateurs sur l’environnement. C’est la principale raison qui a justifié son interdiction en France.

Reste que la ministre de l’écologie est restée assez discrète sur les voies entrevues pour faire interdire l’importation de gaz de schiste en France. Il faudra donc attendre pour connaitre les arguments de Ségolène Royal.

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France : Un rapport sur une extraction propre du gaz de schiste

Un rapport commandé par l’ancien ministre Arnaud Montebourg conclu à la faisabilité d’une extraction propre du gaz de schiste en France.

Le Figaro révèle l’existence d’un rapport diffusé à sept exemplaires. Il fut remis début 2014 au ministre du redressement productif Arnaud Montebourg. Ce rapport concluait qu’il est possible d’extraire de manière propre le gaz de schiste en France. Ceci en se passant de la technique controversée de la fracturation hydraulique.

rapport sur le gaz de schiste en France

Crédit : Battenbrook

Ce rapport met en avant la technique du fluoropropane à laquelle le-gaz-de-schiste.info consacrait un article il y a un peu plus d’un an. Par opposition à la technique de la fracturation hydraulique qui est soupçonnée de causer de graves dégâts sur l’environnement.

Rappelons que la fracturation hydraulique a été interdite en France dès 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Interdiction confirmée à l’arrivée de François Hollande au Pouvoir.

  • Une manne d’au moins 100 milliards d’euros pour la France

Ce rapport, qui n’avait jamais jusqu’à ce jour été dévoilé publiquement, met en évidence les intérêts multiples que la France pourrait tirer de l’exploitation des gaz de schiste sur son territoire grâce à la technique du fluoropropane. Selon le rapport elle «présente une réelle alternative permettant de répondre aux problèmes environnementaux posés par la fracturation hydraulique».

Le rapport chiffre les bénéfices à « au moins 100 milliards d’euros pour la France ». Ceci s’accompagnerait de la création de « 120 000 à 225 000 emplois ».

  • « Les gaz de schiste ne sont plus d’actualité » Ségolène Royal

Mais pour Ségolène Royal, la révélation de l’existence de ce rapport est un non événement. La France ayant tourné la page des énergies fossiles, ce qu’elle a pu ainsi rappeler sur Twitter. «Réponse au Figaro : rien à cacher. Les gaz de schiste ne sont plus d’actualité. Faisons la #transition énergétique. Investissons ENR . — Ségolène Royal (@RoyalSegolene) April 6, 2015».

Selon le Figaro, c’est donc le « véto absolu opposé par les Verts » vis à vis du gaz de schiste et la prudence du gouvernement et de l’exécutif qui a fini d’enterrer ce document dont nous apprenons l’existence plus d’un an après sa diffusion confidentielle.

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