Les États-Unis premier producteur de pétrole au monde

En 2014, les États-Unis ont dépassé l’Arabie Saoudite et sont devenus le premier producteur mondial de pétrole.

L’exploitation effrénée des hydrocarbures de schiste dans le sous-sol américain avait déjà eu pour conséquence de faire des États-Unis le premier producteur mondial de gaz naturel en 2011.

Selon le rapport annuel de l’entreprise BP, le pays présidé par Barack Obama est devenu en 2014 le pays ayant le plus produit de pétrole au monde. Ceci avec 11,64 millions de baril par jour (Mb/j). Il se positionne en première place devant l’Arabie Saoudite, seconde avec 11,5 Mb/j et la Russie, troisième avec 10,84 Mb/j.

producteur de pétrole

Forage en Pennsylvanie, États-Unis Crédit : Nicholas A. Tonelli

Il y a trois ans, la future position de leader pour les États-Unis en tant que pays producteur de pétrole était prévue vers 2020 par l’AIE (Agence internationale de l’énergie). C’est donc bien plus tôt que les américains accèdent à la première place du podium.

La fracturation hydraulique a révolutionné le secteur mondial de l’énergie fossile. Il s’agit de la principale méthode d’exploitation du gaz et du pétrole de schiste aux États-Unis. En 2014, les américains ont augmenté leur production annuelle de 1,6 million de baril par jour par rapport à l’année précédente. Soit une progression de 15% alors que la production de l’Arabie Saoudite n’a que peu évolué.

Le rapport de BP souligne également qu’il s’agit de la troisième année consécutive qu’un pays producteur de pétrole augmente sa production annuelle de plus de 1Mb/j. Ceci n’avait jamais été vu par le passé.

La production mondiale de pétrole boosté par celle des États-Unis a progressé bien plus vite que la demande. Cela n’est pas passé inaperçu sur le prix du baril. Celui-ci passant de plus de 100 dollars il y a encore un an, à environ 60 dollars actuellement. Avec un plus bas en dessous des 50 dollars.

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Les politiques français et le gaz de schiste

A deux ans des élections présidentielles, quelle est la position des principaux politiques français au sujet du gaz de schiste ?

Les hommes politiques ont tous une position sur le gaz de schiste. En France, la loi du 13 juillet 2011 fait de la fracturation hydraulique une technique interdite en France. Cette décision, confirmée le vendredi 11 octobre 2013 par les membres du conseil constitutionnel, est toujours à l’heure actuelle celle de la position de la France à l’égard du gaz de schiste.

A deux ans des élections présidentielles de 2017, certaines personnalités politiques se sont fait entendre récemment pour leur position sur le gaz de schiste. Alors que ce dernier représenterait une manne considérable pour la France, selon un rapport resté longtemps confidentiel.

Revue des positions des hommes et femmes politiques en France :

  • François Hollande

position des politiques français

François Hollande et Nicolas Sarkosy

Lors de l’entretien télévisé traditionnel du 14 juillet 2013, l’actuel président de la république française a rappelé clairement « Tant que je serai président, il n’y aura pas d’exploration du gaz de schiste en France ». Cette remarque a fait le bonheur des écologistes, alliés traditionnels du parti socialiste dont le président est issu.

Pourtant en 2014, lors d’une visite aux États-Unis François Hollande aurait montré un grand intérêt pour cette source d’énergie largement exploitée de l’autre coté de l’Atlantique. Cette attitude a semé le trouble au sein de la majorité. Cette inquiétude a été confirmée par les déclarations d’autres hommes politiques comme celle du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius. Ce dernier s’étant prononcé pour l’étude de moyens d’extractions propres du gaz de schiste

  • Nicolas Sarkosy

L’ancien président avait vu sous son mandat l’adoption de la fameuse loi de 2011 qui interdit la fracturation hydraulique. Or le 25 septembre 2014, peu de temps après avoir annoncé son retour en politique, Nicolas Sarkozy a brusquement annoncé qu’il trouvait « inacceptable » que « la France ne puisse pas profiter de cette nouvelle énergie alors que le chômage ravage tant de nos territoires et tant de nos familles » alors que « les Etats-Unis [sont] devenus du point de vue de l’énergie indépendants grâce au gaz de schiste »

  • Alain Juppé

Principal rival de Nicolas Sarkosy pour la primaire de l’UMP, l’ancien premier ministre s’est lui aussi montré favorable. Il déclare « En ce qui concerne l’exploitation des gaz de schiste, je pense que la France devrait accepter un pôle d’expérimentation pour voir exactement quels sont les enjeux »

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France : Un rapport sur une extraction propre du gaz de schiste

Un rapport commandé par l’ancien ministre Arnaud Montebourg conclu à la faisabilité d’une extraction propre du gaz de schiste en France.

Le Figaro révèle l’existence d’un rapport diffusé à sept exemplaires. Il fut remis début 2014 au ministre du redressement productif Arnaud Montebourg. Ce rapport concluait qu’il est possible d’extraire de manière propre le gaz de schiste en France. Ceci en se passant de la technique controversée de la fracturation hydraulique.

rapport sur le gaz de schiste en France

Crédit : Battenbrook

Ce rapport met en avant la technique du fluoropropane à laquelle le-gaz-de-schiste.info consacrait un article il y a un peu plus d’un an. Par opposition à la technique de la fracturation hydraulique qui est soupçonnée de causer de graves dégâts sur l’environnement.

Rappelons que la fracturation hydraulique a été interdite en France dès 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Interdiction confirmée à l’arrivée de François Hollande au Pouvoir.

  • Une manne d’au moins 100 milliards d’euros pour la France

Ce rapport, qui n’avait jamais jusqu’à ce jour été dévoilé publiquement, met en évidence les intérêts multiples que la France pourrait tirer de l’exploitation des gaz de schiste sur son territoire grâce à la technique du fluoropropane. Selon le rapport elle «présente une réelle alternative permettant de répondre aux problèmes environnementaux posés par la fracturation hydraulique».

Le rapport chiffre les bénéfices à « au moins 100 milliards d’euros pour la France ». Ceci s’accompagnerait de la création de « 120 000 à 225 000 emplois ».

  • « Les gaz de schiste ne sont plus d’actualité » Ségolène Royal

Mais pour Ségolène Royal, la révélation de l’existence de ce rapport est un non événement. La France ayant tourné la page des énergies fossiles, ce qu’elle a pu ainsi rappeler sur Twitter. «Réponse au Figaro : rien à cacher. Les gaz de schiste ne sont plus d’actualité. Faisons la #transition énergétique. Investissons ENR . — Ségolène Royal (@RoyalSegolene) April 6, 2015».

Selon le Figaro, c’est donc le « véto absolu opposé par les Verts » vis à vis du gaz de schiste et la prudence du gouvernement et de l’exécutif qui a fini d’enterrer ce document dont nous apprenons l’existence plus d’un an après sa diffusion confidentielle.

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Plusieurs abandons de projets d’exploitation de gaz de schiste

Pologne, Roumanie, Afrique du Sud. Plusieurs projets d’exploitation de gaz de schiste ont récemment été abandonnés.

En moins de deux mois, trois projets d’exploitation de gaz de schiste à travers le monde ont été abandonnés. Retour sur une actualité riche sur le front du gaz de schiste au niveau de la planète.

  • Pologne

projets de gaz de schiste dans le mondeChevron a annoncé officiellement le 2 février 2015 qu’il renonçait à poursuivre son projet d’exploitation du gaz de schiste dans le pays du président Bronisław Komorowski. Le groupe américain prend ainsi la même décision que Total quelques mois auparavant. Chevron indique de la chute des cours du baril, les difficultés géologiques rencontrées sur le terrain et le flou juridique en Pologne ont conduit le groupe pétrolier à renoncer à ses projets dans ce pays. Cette décision ne ne fait pas les affaires de la Pologne qui était un pays misant beaucoup sur cette source d’énergie.

  • Roumanie

Fin février, Chevron annonçait également l’abandon de ces projets d’exploitation du gaz de schiste en Roumanie. Là encore, la chute des cours du pétrole et les estimations grandement revues à la baisse quant aux réserves exploitables dans le pays de Mihai Eminescu ont fini de décider le groupe américain d’arrêter les projets qu’il avait dans ce pays. Chevron a annoncé vouloir consacrer ses ressources à d’autres projets plus lucratifs.

  • Afrique du Sud

Le 16 mars 2015, le groupe pétrolier hollandais Shell annonçait l’abandon de son projet d’exploitation du gaz de schiste en Afrique du Sud. Les raisons sont multiples. Lassé par les lenteurs de l’administration sud-africaine à lui octroyer une licence que Shell attend depuis six ans. Puis refroidi par les récentes hausses d’impôts sur le revenu. Finalement inquiet de l’opinion négative que prend la population locale à propos du gaz de schiste en Afrique du Sud. Le groupe pétrolier a donc décidé d’abandonner ses projets sud-africains.

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Gaz de schiste : La situation en Algérie

Depuis l’annonce du premier forage de gaz de schiste fin 2014, l’Algérie est en proie à des manifestations.

Le 27 décembre 2014, Youcef Yousfi annonçait fièrement le succès du premier forage de gaz de schiste en Algérie. Celui-ci a été réalisé par la compagnie nationale Sonatrach. Ce forage s’inscrit dans une démarche du gouvernement visant à exploiter les immenses ressources en gaz de schiste dont est dotée l’Algérie. En effet, le pays disposerait de près de 20 000 milliard de mètres cube de gaz de schiste selon les estimations. De quoi mettre l’Algérie au quatrième rang mondial en terme de ressources.

A ce titre, la compagnie nationale Sonatrach s’est lancée en 2014 dans une campagne de forage à travers tout le pays. Avec notamment la mise en service de 11 puits d’exploration de gaz de schiste d’ici 2027. Cette stratégie a été confirmée par le gouvernement algérien.

In Salah, manisfestion contre le gaz de schiste en Algérie

Porte de la ville d’In Salah
Crédit : Albert Backer

Mais moins d’une semaine après l’annonce de ce premier forage réussi, les premiers manifestants sont descendus dans la rue. A In Salah, dans le sud du Pays, des universitaires ont battu le pavé le 31 décembre. Ils comptaient ainsi faire part de leurs inquiétudes de ce premier forage sur l’environnement. Depuis plus d’un mois les manifestations perdurent à In Salah. Elles se sont à présent étendues à d’autres localités comme In Ghar, Ghardaïa ou bien Sahla Tahtania.

Les manifestants craignent que l’exploitation du gaz de schiste en Algérie cause des dégradations importantes sur leur environnement. Impact négatif sur la végétation et les animaux, pollution de l’eau et de l’air, amplification du nombre de séismes font partie de leurs craintes. De plus, la technique de fracturation hydraulique requiert une énorme quantité d’eau alors que les forages ont lieu en plein désert du Sahara.

Du coté du gouvernement, on se veut rassurant en répétant que exploitation du gaz de schiste ne comporte aucun risque. Il met en avant l’importance stratégique de cette source d’énergie pour l’Algérie. Ainsi que la création de  nombreux emplois.

Malgré ces arguments et la mise en œuvre de répression contre les manifestants, ces derniers ne semblent pas prêts à abandonner leurs revendications.

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