Pas d’intérêt pour le gaz de schiste au Québec, selon le BAPE

BAPE : «Il n’est pas démontré que l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste dans les basses terres du Saint-Laurent avec la technique de fracturation hydraulique serait avantageuse pour le Québec»

Voilà la phrase de conclusion du rapport que vient de remettre le BAPE, le bureau des audiences publiques sur l’environnement.

rapport du BAPE sur le gaz de schiste au Québec

Crédit : Laurie Barr

La commission a étudié quels seraient les impacts de l’exploitation des gaz de schiste au Québec. Puis elle en a conclu que les inconvénients seraient majoritaires. Parmi ces inconvénients, le BAPE pointe :

  • Des conditions environnementales néfastes : Pollution des eaux en surface et dans les nappes phréatiques (ce qui est une des craintes de l’exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique partout dans le monde). Mais aussi pollution de l’air, pollution sonore et augmentation du trafic.
  • Une hausse des émissions de gaz à effet de serre. Celle-ci étant estimée dans une fourchette de 3% à 23% dans la province.
  • Un risque d’explosion qui pourrait causer des dégâts dans un rayon de 300 mètres.
  • Des lacunes dans les connaissances géologiques du sous-sol et donc de l’impact de la fracturation hydrauliques sur celui-ci.
  • Un encadrement législatif inadapté pour faire face aux nombreuses contraintes qu’impose l’exploitation du gaz de schiste.

25 ans avant que l’exploitation des gaz de schiste ne soit rentable

Fort de ces constatations, le BAPE estime qu’il faudrait 25 ans avant que l’exploitation du gaz de schiste ne soit rentable au Québec, c’est à dire avant que les gains générés par cette industrie soit supérieurs aux coûts générés. La durée de ce « retour sur investissement » n’est guère motivante, surtout si on l’additionne aux impacts négatifs énumérés ci-dessous.

De plus, le BAPE indique que les réserves de gaz de schiste au Québec sont incertaines, ce qui assombrit encore davantage le tableau.

Finalement, le BAPE pointe le fait que le gaz de schiste ne serait être exploité sans qu’une « acceptabilité sociale » ne soit établie par la population, ce qui est loin d’être le cas : «Le rétablissement du lien de confiance entre les citoyens, l’industrie et les instances gouvernementales est un prérequis incontournable à l’acceptabilité sociale de ces activités sur le territoire»

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