Le gaz de houille, une alternative au gaz de schiste ?

Le gaz de houille, aussi appelé grisou, peut-il être une alternative au gaz de schiste ?

Actuellement, les recherches sur l’utilisation des énergies renouvelables avancent beaucoup. Le gaz de schiste compte parmi les sources d’énergies renouvelables les plus connues. Or, l’extraction de ce gaz est interdite en France à cause notamment des conséquences néfastes de son mode d’extraction, la « fracturation hydraulique », sur l’environnement. Il existe cependant une autre source d’énergie renouvelable moins connue, le grisou ou gaz de houille.

  • Cette nouvelle source d’énergie peut-elle être une alternative au gaz de schiste ?

Représentation très simplifiée de l'utilisation d'une pompe hélicoïdale afin d'extraire le gaz de houille Crédit : Lamiot

Représentation très simplifiée de l’utilisation d’une pompe hélicoïdale afin d’extraire le gaz de houille
Crédit : Lamiot

Le gaz de houille, présent dans les sous-sols français, plus précisément dans les anciens bassins miniers de Lorraine et du Nord-Pas-de-Calais, offre un avenir prometteur. Selon l’entreprise EGL (European Gas Limited), disposant de nombreux permis d’exploitation en France métropolitaine, la quantité de grisou qu’on peut récupérer sur les sols français peut être estimés à 370 milliards de mètres cubes.

Le gaz de houille est présent dans les veines de charbon extrait il y a des décennies dans quelques régions de France. D’ailleurs, plusieurs anciennes mines d’extraction sont encore présentes dans ces régions. Ce gaz,  composé à 95% de méthane, intéresse beaucoup le CNRS. Car son exploitation se présente comme une solution permettant d’assurer la transition progressive vers les énergies renouvelables.

  • Le gaz de houille peut être retenu de différentes manières dans le sous-sol.

Ce « gaz  vert » peut être retenu dans les galeries de façon naturelle. Dans ce cas, un simple pompage peut être utilisé pour l’extraire, car elle sort déjà naturellement de manière lente de ces galeries. Par le phénomène « d’adsorption », le gaz de houille peut également être présent sur le charbon lui-même. L’adsorption, à ne pas confondre avec « absorption », est « un phénomène de surface par lequel des molécules de gaz ou de liquides se fixent sur les surfaces solides des adsorbants. Les molécules ainsi adsorbées constituant l’adsorbat. Si les conditions énergétiques ou cinétiques permettent à la molécule de pénétrer au sein de la phase adsorbante, il y a absorption[1] ». Dans ce cas, la « dépressurisation » peut être utilisée comme méthode d’extraction.

Avec cette méthode, on extrait d’abord l’eau présente dans les veines du charbon afin de diminuer la pression dans les interstices. Avant de forcer le gaz à s’échapper dans un second temps. La fracturation hydraulique pourrait techniquement également être utilisée pour extraire ce gaz. Mais cette dernière reste à l’écart en raison de son interdiction en France.

Toutefois, des restrictions existent sur les conditions d’extraction du gaz de houille. Selon le CNRS, son exploitation n’aura pas lieu avant plusieurs années et ne sera pas permanente, le temps de la transition énergétique.

[1] http://www.futura-sciences.com/magazines/matiere/infos/dico/d/chimie-adsorption-3468/

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